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Let Venezuelans Solve Venezuela’s Problems

Science for Peace deplores the steps taken in recent days by the Government of Canada to overturn the elected government of Venezuela.  Through the Lima Group and in direct communication with anti-government leaders in Venezuela, our Ministry of Foreign Affairs has openly worked for rejection of the authority of the elected Maduro government.  This is not only a violation of the principles of the United Nations, it is contrary to the spirit of peace-making efforts.  An indispensable precondition for world peace is non-interference in others’ internal affairs.   Our diplomats should be working with those of Mexico and many Caribbean states in a neutral effort to find a Venezuelan solution to that country’s current economic and political travails.

Canadian political alignment on this issue with the right-wing governments of Latin America and with the Trump administration is alarming and profoundly unacceptable.  There is a well-documented history, beginning in the early twentieth century, of American support for authoritarian regimes in Latin America. This involvement has included military training, provision of weapons, military interventions, collaboration in the planning of coups, and acquiescence in the imprisonment and even torture of the political opposition to pro-American governments. In Venezuela itself, the US government supported an unsuccessful coup against the duly elected Chávez government in 2002. Canada has, in recent years, supported the replacement of elected governments in Honduras, Guatemala, Haiti and now in Venezuela.

Canada’s relations with Latin America are problematical in broader terms. Canada provides a financial and legal haven for businesses that exploit labour and decimate the forests, agriculture, and watersheds in these countries.  Canadian banks mire these countries in debt and buy up public utilities.  Protests against Canadian mining companies in Mexico, Peru, Bolivia and Guatemala are met with police and military brutality.  In addition, Canada needs to maintain a distance from the far-right government of Jair Bolsonaro in Brazil.  Bolsonaro, among other policies, threatens our common future by opening up the Amazon, the lungs of the planet, to deforestation for profit

It appears that the political and economic interests pursued by the Trudeau government are shaping its interventionist stance toward Venezuela and its more general policy orientations in Latin America. If Canada is concerned about brutal authoritarian regimes that wreak havoc, it might turn its attention to Saudi Arabia and the war in Yemen. It is surely hypocritical to sell military hardware to Saudi Arabia while condemning the Maduro regime for lesser crimes than those practised by Saudi Arabia.

People need to solve their own problems to build a democracy that is meaningful. Foreign interference is not only unethical in the case of Venezuela today, but ultimately will make matters worse – the usual outcome of Western interventions in the global south yesterday and today.

Laissez les Vénézuéliens résoudre les problèmes de Venezuela

Science pour la Paix (Science for Peace) lamente vivement les pas que le Gouvernement de Canada a pris dans les derniers jours pour renverser le gouvernement élu de Venezuela. A travers le Group de Lima, et en communication directe avec des dirigeant anti-gouvernementaux à Venezuela, notre Ministre de Relations Extérieurs a travaillé ouvertement pour le rejet de l’autorité du gouvernement par élections de Maduro. Ceci est non seulement une violation des principes des Nations Unies, c’est contraire aussi à l’esprit des efforts pour la paix. Une condition indispensable pour la paix mondiale est la non-interférence dans les affaires internes d’autrui.  Nos diplomates devraient travailler avec ceux du Mexique et de plusieurs états Caribéens en un effort neutre pour trouver une solution Vénézuélienne aux problèmes économiques et politiques présents de ce pays.

L’alignement Politique du Canada à ce sujet avec les gouvernements d’extrême droite de l’Amérique Latine et avec l’administration de Trump est alarmante et profondément inacceptable. Il y a une histoire bien documentée, à partir du début du XXème siècle, du support des Etats-Unis aux régimes autoritaires en Amérique Latine. Cette participation a compris l’entrainement militaire, la provision d’armements, les interventions militaires, la collaboration dans la planification des coups, et le consentement a l’emprisonnement et même la torture des opposants aux gouvernement pro-EEUU. A Venezuela même, le gouvernement des EEUU a appuyé un coup d’état qui n’a pas réussi contre le gouvernement légalement élu de Chavez en 2002. Canada a, dans des années récentes, appuyé le remplacement des gouvernements élus a Honduras, Guatemala, Haïti et maintenant à Venezuela.

Les relations du Canada avec l’Amérique latine ont des problèmes plus vastes. Canada pourvoie de l’aide financière et abrite légal pour des compagnies qui exploitent les travailleurs et détruisent les forêts, l’agriculture et les canalisations d’eau dans ces pays. Les banques canadiennes plongent ces pays dans la dette et achètent des services publics. Les protestations contre des compagnies minières canadiennes a Mexique, Pérou, Bolivie et Guatemala sont brutalement réprimées par la police et les militaires. En plus, Canada a besoin de maintenir une distance du gouvernement d’extrême droite de Bolsanaro au Brésil. Bolsonaro, entre autres mesures, atteint notre futur commun en ouvrant l’Amazonie, les poumons de la planète, a la déforestation pour profit.

Il est apparent que les intérêts politiques et économiques poursuivis par le gouvernement Trudeau sont en train de modeler sa position interventionniste vis à vis de Venezuela et ses mesures plus générales en Amérique Latine. Si le Canada est préoccupé par des régimes autoritaires ravageurs, il devrait tourner son attention vers l’Arabie Saoudite et la guerre au Yémen. Il est certainement hypocrite de vendre des outils militaires a l’Arabie Saoudite en condamnant en même temps le régime de Maduro par de crimes moins graves que ceux pratiques par l’Arabie Saudite.

Les gens ont besoin de résoudre leurs problèmes par eux-mêmes pour construire une démocratie significative. L’interférence étrangère est non seulement anéthique dans le cas de Venezuela aujourd’hui, mais finira pour empirer la situation- c’est le dénouement typique des interventions de l’Ouest dans le sud global, tant hier comme aujourd’hui.

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